Le Varroa, plus exactement Varroa destructor and Varoa. jacobsoni, ces accarien, petit parasite des abeilles qui affaiblissant nos ruches voire les condamne.
La femelle de couleur marron rouge, mesure de 1 à 1,8 mm de long sur 1,5 à 2 mm de large. C’est elle que l’on observe sur les abeilles, le plancher de la ruche, les plaques de comptage en effet les mâles ne sortent jamais des alvéoles. Ils sont blanc jaunâtre et mesurent 0,8 mm de diamètre, attention à ne pas les confondre avec de la ponte.
pendant longtemps il était cru le varroa se nourrissait l’hémolymphe des pupes et abeilles. Une étude de 2019 (publication PNAS) a montré c’est que le tissus gras de celles-ci qui constitue la source de nourriture privilégiée du varroa d’où l’importance du contrôle du varroa à l’arrivée de la saison hivernale.
Une femelle Varroa, sur une pupe et sur une abeille. (crédit: https://beeaware.org.au)

Pourquoi traiter:
- Éviter un effondrement de fin d’été et/ou une atteinte des futures abeilles d’hiver. L’objectif principal du traitement d’été est d’essayer d’assurer l’obtention d’abeilles d’hiver saines en mesure d’assurer leur rôle durant l’hivernage.
- éviter les ré-infestations potentielles et recommencer la saison avec un minimum de
parasites. Le fameux moins de 50 varroas par colonie!
Traitements:
- Tout au long de l’année saupoudrer les abeilles lors des visites avec du sucre glace, elle vont se nettoyer et du coup faire tomber les varoa
- Traitements médicamenteux. cf tableau ci-dessous
par exemple APIVAR® (AMITRAZ). C’est un médicament agréé qui agit par contact quand les abeilles se frottent contre les languettes pour passer entre les rayons. - En l’abscence de couvain, classiquement en décembre par une température entre 8-10 degrés traitement par aspersion d’acide oxalique dans du sirop 70/30 TIÈDE
Comme pour le sucre glace elle vont se nettoyer // lécher et faire tomber les varroas
Nb ce traitement peut être fait 2 fois dans l’année si forte infestation
Nb applicable sur un essaim fraichement cueilli vu qu’il n’y a pas encore de couvain.
Ensuite, mais délicat a mettre en œuvre l’élevage de mâle. Requiert une grande rigueur et un contrôle précis du timming il ne faut surtout pas se louper sur le calendrier sinon on risque de faire exploser la population de varoa 😰
Le principe mettre des cadres à mâles, le Varoa « préférant » se développer sur du couvain de mâle, les scientifiques ont remarqué que le couvain de mâle était de six à douze fois plus infesté que celui des ouvrières trouver REF cette constatation induit l’idée d’éliminer ce couvain au fur et à mesure de son operculation, les varroas associés à ce couvain sont ainsi éliminés simplement et ne pourront donc pas se multiplier
(2 hypothèses expliquent cette préférence. cf ci-dessous) son cycle de reproduction étant synchronisé avec celui-ci, puis éliminer et détruire le couvain de mâle dès qu’il est operculé (donner les cadres aux poules par exemple ou le bruler).
un rapport d’expérimentation de cette technique.
Pareil peut être fait 2 fois dans la saison
reconnaissance du couvain de mâle par le Varoa.
- la femelle reconnaitrai le couvain de mâle à l’odeur, pas d’éléments scientifiques démontrés à ce jour…
- Une analyse « statistique » du développement du couvain mâle pourrait expliquer l’infestation préférentielle de celui-ci. Les nourrices passant avant l’operculation de la cellule 3 fois plus de temps à s’occuper des larves d’un mâle que pour les ouvrières. Il y a donc trois fois plus de chances que la femelle varroa se laisse tomber dans une cellule de mâle. De plus l’operculation d’une cellule de mâles dures 48 heures contre 12 à 24 h pour une cellule d’ouvrière. Ces différences peuvent expliquer l’infestation de six à douze fois plus importante.références:
Liste des traitements AMM disponibles:
NB le miel étant un produit destiné à la consommation humaine, seuls des médicaments approuvés pour l’utilisation en ruche doivent être utilisés.
| MEDICAMENT | Molécules actives | Mode d’application | Voie | Utilisation en Apiculture Biologique |
| API BIOXAL® | Acide oxalique | dégouttement ou sublimation |
Oui | |
| APILIFE VAR® | Thymol, Menthol, Camphre et Eucalyptus | Eponges | externe | Oui |
| APITRAZ® | Amitraz | Lanières | externe | Non |
| APIVAR® | Amitraz | Lanières | externe | Non |
| MAQS® | Acide formique | Bandes | externe | Oui |
| OXYBEE® | Acide oxalique et huiles essentielles | dégouttement | dégouttement | Oui |
| VARROMED® | Acides oxalique et formique | dégouttement | dégouttement | Oui |
| APIGUARD® | Thymol | Barquette de gel | externe | Oui |
| APISTAN® | Tau fluvalinate | Lanières | externe | Non |
| BAYVAROL® | Fluméthrine | Lanières | externe | Non |
| THYMOVAR® | Thymol | Plaquette | Oui |
références bibliographiques:
Samuel D. Ramsey, Ronald Ochoa, Gary Bauchan, Connor Gulbronson, Joseph D. Mowery, Allen Cohen, David Lim, Judith Joklik, Joseph M. Cicero, James D. Ellis, David Hawthorne et ennis vanEngelsdorp, « Varroa destructor feeds primarily on honey bee fat body tissue and not hemolymph », PNAS, vol. 116, no 5, , p. 1792-1801. doi: https://doi.org/10.1073/pnas.1818371116
